LE BOIS DU TELEGRAPHE: CIMETIERE ALLEMAND !

Publié le par histoire-et-collection-chauconin-neufmontiers

Projet Allemand de la seconde Guerre mondiale pour la construction d'un monument et d'un cimetière dans le bois du Télégraphe...

Le projet n'a pas abouti a cause du débarquement de juin 1944.

Le bois du Télégraphe : cimetière allemand !

L'origine du nom de ce bois, désormais appelé Butte de Montassis, vient de l'implantation d'une tour de télégraphe Chappe, construite en 1797 et détruite en 1848.

Le 8 décembre 1943, à Melun le délégué spécial du Führer adolf Hitler, avait choisi le terrain boisé situé sur la hauteur de Penchard, pour l'aménagement d'un cimetière militaire allemand définitif.

Un état parcellaire et un plan d'aménagement avec allées, monoment et tour, et même route de Neufmontiers détournée si besoin, fut établi.

Les Alliés ayant débarqué en juin 1944 sur les côtes normandes, le projet ne pût être réalisé.

(SOURCES: Archives municipales de Penchard)

Documents d'époque des Archives Municipales de Penchard
Documents d'époque des Archives Municipales de PenchardDocuments d'époque des Archives Municipales de Penchard
Documents d'époque des Archives Municipales de PenchardDocuments d'époque des Archives Municipales de Penchard

Documents d'époque des Archives Municipales de Penchard

LE BOIS DU TELEGRAPHE: CIMETIERE ALLEMAND !

Samedi 5 septembre 1914:
14h00-17h00 : devant Neufmontiers : faisant partie de la 6ème Armée française,

la Brigade Marocaine du général Ditte (56 ans), après avoir dévalé, les pentes du ru de Rutel, doit attaquer, sans l’appui de l’artillerie, ni de mitrailleuses, les flancs de la colline du bois du Télégraphe, mamelon situé entre Monthyon et Neufmontiers.

En gravissant les pentes de l’objectif, les 2 régiments de tirailleurs marocains sont pris par le feu intense de l’ennemi.

Les officiers et sous-officiers, chargeant en avant, sont fauchés par les balles ennemies.

Parmi les officiers tués, les capitaines de Sartiges et Fernet, le lieutenant Sigolet et

le sous-lieutenant Gautier. Six lieutenants et un sous-lieutenant sont parmi les blessés.

En tentant de contourner le bois du Télégraphe, en direction de Penchard,

au cours des violents combats, face aux mitrailleuses allemandes, rien que dans

le 5ème bataillon de cette Brigade Marocaine, sont tués à la tête de leurs hommes :

le capitaine, commandant le bataillon, Jacques Richard d’Ivry (41 ans), le capitaine Guy

Hugot-Derville (33 ans), les lieutenants Jules Guillemette, Charles Laulanié de Sainte Croix,

Maurice Poyelle, le sergent Hector Coillot, l’adjudant Alphonse Chartrain …

Pour leur baptême du feu, les tirailleurs marocains ont subi d’énormes pertes !

L’assaut sur Penchard et le bois du Télégraphe a échoué, c’est la retraite forcée.

Les rescapés de la Brigade Marocaine doivent se replier sur Villeroy et Charny.

Sur le terrain : un véritable massacre : 9 officiers tués et 15 blessés, et plus de 700 hommes tués, blessés ou disparus ! !

Les blessés qui pourront être évacués, seront dirigés et soignés sur Charny, Juilly,

Claye-Souilly et Torcy.

Les tués de la Brigade Marocaine seront rassemblés dans un cimetière provisoire, au pied de la colline du bois du Télégraphe.

En mai 1924, tous les corps des tirailleurs marocains seront transférés dans l’ossuaire D, du cimetière militaire national français de Chambry.

Extrait de l'ouvrage de Robert PEZANT : SEPTEMBRE 1914, Une chronologie de la Bataille de la Marne.

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